- La Maison Champenoise -

Bâtie en1642, cette vieille demeure relate la vie d’une famille de vignerons paysans au début du XXème siècle.

 

Avant de devenir un musée, cette maison appartenant à un viticulteur était en ruine et vouée à la destruction.

Cette maison composée de quatre pièces était déjà une maison plutôt riche. Dans la pièce principale se trouve une réplique exacte de la vieille cheminée, qui servait à chauffer la maison et à faire cuire les aliments (poêle, marmite, gaufrier en fonte, crémaillère). Autrefois, la maison était éclairée avec des bougies, des chandelles, ou des lampes à pétrole. Tout près, se trouve un étrange lit cerclé de bois, qu’on appelait l’alcôve. D’après la légende de cette maison, c’était le lit de la grand-mère, qui pouvait ainsi surveiller de près le feu. On nous raconte à ce sujet, qu’autrefois les gens dormaient assis car ils avaient peur de mourir. On retrouve d’autres ustensiles de chauffage d’époque tels que les bassinoires, les chaufferettes, les pierres réfractaires, les bouillottes en douille d’obus, etc… Dans une vitrine sont exposés différents modèles de coupes à champagne, comme les coupes évasées à la Pompadour, les Pomponnes, les Flûtes en Cristal de Baccarat…. On découvre également des mouchettes, des cuillères à absinthe, des Terrines de Mardeuil, etc…

Sur la cheminée, la couronne de la Mariée nous rappelle les traditions du mariage. Enfin, la présence de la pierre à eau, ancêtre de notre évier, donne un caractère authentique à cette vieille demeure. De même que la pompe à eau, qui représente un véritable signe de richesse pour l’époque. Dans la réserve, qui servait de garde-manger, on découvre tous les pots destinés à conserver les aliments. On apprend que c’est dans cette pièce qu’on déménageait les enfants l’hiver, car c’était l’endroit le plus chaud de la maison (15°C)

La petite chambre des enfants est modeste, avec très peu de jouets (jeu de quilles en bois, dominos, brouette en bois, cheval sur roulette), autrefois on jouait beaucoup dehors, à Colin-maillard, la marelle, Jacques a dit, la trappe…
Une vieille machine à coudre, un bassin, et une chaise percée meublent la chambre des parents.

A l’étage se trouve le grenier qui renferme des machines qu’on utilisait ponctuellement, une cage à poule, une peau de lapin en train de sécher, ou encore du linge étendu.

De l’autre côté de la Maison, dans le cellier, se trouve le four à pain, qui permettait de distinguer autrefois, les familles plus aisées. Des photographies anciennes retracent le pénible travail dans les vignes et dans les caves à la fin du XIXème siècle.