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Avant de devenir un musée, cette maison appartenant
à un viticulteur était en ruine et vouée
à la destruction.
Cette
maison composée de quatre pièces était
déjà une maison plutôt riche. Dans la
pièce principale se trouve une réplique exacte
de la vieille cheminée, qui servait à chauffer
la maison et à faire cuire les aliments (poêle,
marmite, gaufrier en fonte, crémaillère). Autrefois,
la maison était éclairée avec des bougies,
des chandelles, ou des lampes à pétrole. Tout
près, se trouve un étrange lit cerclé
de bois, qu’on appelait l’alcôve. D’après
la légende de cette maison, c’était le
lit de la grand-mère, qui pouvait ainsi surveiller
de près le feu. On nous raconte à ce sujet,
qu’autrefois les gens dormaient assis car ils avaient
peur de mourir. On retrouve d’autres ustensiles de chauffage
d’époque tels que les bassinoires, les chaufferettes,
les pierres réfractaires, les bouillottes en douille
d’obus, etc… Dans une vitrine sont exposés
différents modèles de coupes à champagne,
comme les coupes évasées à la Pompadour,
les Pomponnes, les Flûtes en Cristal de Baccarat….
On découvre également des mouchettes, des cuillères
à absinthe, des Terrines de Mardeuil, etc…
Sur
la cheminée, la couronne de la Mariée nous rappelle
les traditions du mariage. Enfin, la présence de la
pierre à eau, ancêtre de notre évier,
donne un caractère authentique à cette vieille
demeure. De même que la pompe à eau, qui représente
un véritable signe de richesse pour l’époque.
Dans la réserve, qui servait de garde-manger, on découvre
tous les pots destinés à conserver les aliments.
On apprend que c’est dans cette pièce qu’on
déménageait les enfants l’hiver, car c’était
l’endroit le plus chaud de la maison (15°C)
La
petite chambre des enfants est modeste, avec très peu
de jouets (jeu de quilles en bois, dominos, brouette en bois,
cheval sur roulette), autrefois on jouait beaucoup dehors,
à Colin-maillard, la marelle, Jacques a dit, la trappe…
Une vieille machine à coudre, un bassin, et une chaise
percée meublent la chambre des parents.
A
l’étage se trouve le grenier qui renferme des
machines qu’on utilisait ponctuellement, une cage à
poule, une peau de lapin en train de sécher, ou encore
du linge étendu.
De
l’autre côté de la Maison, dans le cellier,
se trouve le four à pain, qui permettait de distinguer
autrefois, les familles plus aisées. Des photographies
anciennes retracent le pénible travail dans les vignes
et dans les caves à la fin du XIXème siècle.
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